David Gray
David Gray est un chercheur, écrivain et cinéaste indépendant qui se spécialise dans les animaux de l’Arctique, l’écologie et l’histoire. Auteur de trois livres, il a créé deux expositions pour le Musée virtuel du Canada et a été conservateur de plusieurs expositions majeures présentées dans des musées. Il est chercheur associé au Musée canadien des civilisations et au Musée canadien de la nature.
Gray a été conseiller scientifique pour cinq téléfilms sur la faune de l’Arctique et a réalisé trois documentaires historiques, l’un sur l’exploration de l’Arctique, Arctic Shadows, et deux sur les débuts de l’immigration au Canada. Il travaille actuellement sur quatre autres films, dont deux ayant pour sujet l’Arctique et deux sur les premiers immigrants sikhs accueillis par le Canada.
Karine Lelièvre
Détentrice d’une maîtrise en muséologie, Karine Lelièvre est planificatrice principale en interprétation au Musée canadien des civilisations depuis 2005. Elle travaille en étroite collaboration avec les spécialistes du contenu à l’élaboration d’expositions dynamiques qui sauront ravir les publics du Musée. Pour chaque nouveau projet, elle cherche des moyens innovateurs qui permettront d’offrir des expériences mémorables et enrichissantes. Expédition : l’Arctique est son sixième projet d’exposition.
Aarnout Castel
Aarnout Castel est né en Hollande et y a obtenu un diplôme d’une école navale. Il travaille à bord de baleiniers, et Stefansson le connaît personnellement, l’ayant rencontré à l'île Herschel en 1906. Au moment où Castel est embauché pour l’Expédition canadienne dans l’Arctique, il est matelot à bord du baleinier Belvedere. Il est responsable d’un des navires de l’expédition, l’Alaska, pendant le voyage à Bernard Harbour de l’été 1914, et il remonte la rivière Coppermine en 1915 avec R. M. Anderson et Diamond Jenness.
Après l’expédition, Castel devient commerçant le long de la côte de la Sibérie, utilisant la Belinda, sa propre goélette. Il correspond avec R. M. Anderson jusqu’en 1924.
Vilhjalmur Stefansson
Né au Manitoba en 1879, Vilhjalmur Stefansson passe quatre ans (1908-1912) dans l’ouest de l’Arctique avec Rudolph M. Anderson. Cette expédition est parrainée par un musée américain. Quand Stefansson planifie une autre pour poursuivre ses travaux d’anthropologie et explorer la mer de Beaufort en vue de trouver des terres inconnues, le premier ministre canadien sir Robert Borden prend les dispositions nécessaires pour financer l’expédition, qui devient ainsi une entreprise canadienne.
Stefansson dirige l’Expédition canadienne dans l’Arctique et, accompagné des autres membres de l’équipe Nord, découvre de nouvelles îles dans l’Arctique canadien. En tant que chef, il se trouve au centre d’une controverse, et beaucoup le considèrent comme responsable des décès qui surviennent. Il ne retournera pas dans l’Arctique après 1918 mais continuera à écrire sur son « Arctique accueillant ».
Rudolph M. Anderson
Zoologue, le Dr Rudolph Martin Anderson passe sept hivers et dix étés au nord du cercle arctique. Nommé chef de l’équipe Sud de l’Expédition canadienne dans l’Arctique, il est associé à tous les aspects de l’expédition, depuis la commande de provisions jusqu’à la navigation. Il prend 800 photos des activités de l’expédition et est nommé éditeur des rapports qui en résult.ent
Anderson retourne dans l’Arctique en 1927, œuvrant comme naturaliste dans le cadre de la patrouille annuelle dans l’est de l’Arctique. En tant que chef de la Division de la biologie du Musée national du Canada, il parcourt le pays, recueillant des spécimens et de l’information qui constitueront un fonds important pour des publications et une législation sur la faune du Canada.
Otto Nahmens
Otto Nahmens, marin américain, est troisième officier à bord de navires qui voyagent entre San Francisco et l’Asie. Il suit la mer jusqu’à Nome, où il travaille comme mineur. En juillet 1913, Stefansson l’engage à Nome comme capitaine de l’Alaska, goélette de l’expédition.
Après avoir accompagné les scientifiques de l’expédition dans certains de leurs voyages, Nahmens quitte l’Expédition canadienne dans l’Arctique en juin 1914. Il reprend sa vie d’officier à bord d’un cargo américain qui assure une liaison transpacifique.
Diamond Jenness
Diamond Jenness, né en Nouvelle-Zélande et diplômé d’Oxford, devient l’anthropologue canadien le plus éminent. Sa carrière est fondée sur le travail qu’il a effectué dans le cadre de l’Expédition canadienne dans l’Arctique. Au sein de l’ECA, sa tâche consistait à étudier les Inuits du Cuivre, peuple peu connu de la région de la baie Coronation de l’Arctique canadien.
Les expériences de Jenness et les connaissances qu’il a acquises sont documentées dans plusieurs volumes des rapports de l’expédition, ainsi que dans deux livres destinés au grand public qui sont toujours populaires, The People of the Twilight et Dawn in Arctic Alaska. Les résultats de ses études sur les peuples autochtones du Canada sont publiés dans un ouvrage majeur, The Indians of Canada.
George H. Wilkins
D’origine australienne, George Hubert Wilkins est engagé comme photographe de l’expédition et devient un membre essentiel de l’équipe scientifique et de l’équipe d’exploration. Au cours de ses voyages avec l’équipe Nord et l’équipe Sud, il photographie les activités et les membres de l’expédition.
À son retour de l’Arctique, Wilkins est chargé de réaliser un témoignage photographique des opérations de la Première Guerre mondiale dans le nord de la France. Plus tard, il participe à l’expédition dirigée par Shackleton dans l’Antarctique et à une expédition britannique en Australie. Il effectue également un premier vol polaire de l’Alaska à Spitzbergen, qui lui vaut d’être fait chevalier par le roi George V.
Daniel Blue
Daniel Blue est originaire d’Écosse et a appris le métier de machiniste (machines à vapeur) à Glasgow. Il est allé en Alaska en 1906 et y a travaillé comme prospecteur et mineur jusqu’à l’inondation de sa mine d’or, qui l’a ruiné.
Blue est engagé comme mécanicien à bord de la goélette Alaska en mars 1914, mais il participe également à d’autres activités de l’expédition. Avec son propre attelage de chiens, il accompagne le Dr Rudolph Anderson dans les montagnes du nord de l’Alaska et lors de la longue montée de la rivière Coppermine. Il reste au service de l’expédition jusqu’en mai 1915, quand il succombe à une pneumonie dans les îles Baillie.
John Hadley
D’origine anglaise, John Hadley sert dans la marine chinoise et la marine chilienne. Il a 25 années d’expérience dans le Nord lorsqu’il est engagé par Stefansson. Hadley est le seul membre de l’équipage du Karluk qui réintègre l’Expédition canadienne dans l’Arctique après avoir survécu au naufrage du navire.
Hadley fait partie de plusieurs équipes de soutien dans la quête de nouvelles terres de Stefansson. Il prend plus de photos que tout autre membre de l’équipe Nord et est également responsable des spécimens et des artefacts recueillis par les membres de l’équipe. Hadley meurt à San Francisco en 1918, pendant l’épidémie de grippe.
August Masik
August Masik, marin estonien, s’installe à Nome (Alaska) en 1914. Il se rend à l’île Banks en 1917 pour chasser le renard arctique. Lui et Otto Binder traversent le passage qui est maintenant connu sous le nom de passage Masik pour se rendre au camp de l’Expédition canadienne dans l’Arctique situé près du cap Kellett. Là, il est engagé pour aider à préparer le Mary Sachs, qui quittera l’Arctique.
Stefansson nomme Masik second capitaine du Challenge pendant une courte période, puis second officier à bord du Polar Bear pendant un an environ. Masik participe à la dernière excursion sur les glaces de l’expédition, dirigée par Storkersen en 1918. Il passe la plus grande partie du reste de sa vie sur la côte de l’Alaska.