Une nation reste vivante tant que sa culture reste vivante.
© musée Guimet / Thierry Ollivier
Cette couronne a été trouvée dans la tombe d’une femme nomade de haut rang. La conception ingénieuse de cette couronne permettait de la démonter pour la transporter plus aisément. Des oiseaux dorés apparaissent sur les branches supérieures de quatre des cinq arbres, lesquels représentent l’Arbre de vie, un thème répandu dans les croyances des peuples nomades. Ce type de couronne démontable, à motifs d’arbre et d’oiseau, possède de nombreux parallèles parmi les populations nomades qui occupaient les steppes du nord de l’Asie centrale.
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L’usage de l’argile et du plâtre en sculpture est l’un des legs les plus importants de la civilisation grecque à l’Asie centrale, et les artistes gréco-bactriens appréciaient ces matériaux moins coûteux que le bronze ou la pierre et plus faciles à travailler. Les traits fins et détaillés de ce visage rappellent l’art grec classique. Les traces de pigment rouge sur la joue droite pourraient être les restes d’un adhésif employé pour appliquer de la feuille d’or.
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Des nomades venus des prairies nordiques qui s’étendent de la mer Noire à la Mongolie envahirent la Bactriane (le nord de l’Afghanistan) vers l’an 145 avant notre ère, mettant un terme aux royaumes gréco-bactriens qui s’y étaient épanouis. La preuve archéologique de cette présence nomade a été trouvée à Tillia Tepe, une expression qui signifie « la colline de l’or ». Le site recelait les tombes d’un chef nomade et de cinq femmes de sa maison, inhumés avec des milliers d’objets et de parures en or. Ce bélier en or aurait été fixé à une haute coiffure portée par le chef.
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Cette figurine ornait jadis un meuble en bois. La femme représente vraisemblablement Gangâ, la déesse indienne du Gange, montée sur le makara – une créature légendaire hybride tenant à la fois du crocodile, de l’éléphant et du poisson. Cette figurine révèle un mélange d’influences grecques et indiennes en matière de représentation des divinités.
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L’analyse chimique du verre a permis d’établir que le gobelet avait été fabriqué en Égypte romaine et exporté le long de la route de la soie. L’Égypte avait été conquise et intégrée à l’Empire romain en 30 avant notre ère. Le pays produisait du papyrus, de la verrerie et des récipients de porphyre qui étaient vendus dans le reste de l’Empire romain et au-delà, comme en témoigne ce fragile objet.
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Ce bassin constituait peut-être une sorte de divertissement de luxe, possiblement destiné à amuser les convives lors d’un banquet. Quand on le remplissait d’eau, les poissons – dont les nageoires et les queues étaient faits d’éléments mobiles rattachés à de petits contrepoids qui pendaient sous le bassin – donnaient l’impression de nager. Au centre, on peut voir la tête de Méduse, une figure féminine monstrueuse de la mythologie grecque dont le regard pétrifiait tous ceux qui le croisaient.
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La ceinture se compose d’une bande souple faite de huit chaînes d’or entrelacées, ornée de neuf médaillons. Un personnage assis sur une panthère figure sur les médaillons. Il tient une coupe à deux anses appelée canthare (un attribut de Dionysos, le dieu grec du vin), et son coude repose sur la tête de l’animal.
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Les artisans verriers de l’antiquité appréciaient tout particulièrement les formes de poissons. Ils utilisaient des rubans de verre liquide pour façonner les nageoires et les branchies. Ce flacon en forme de poisson était probablement un unguentarium : récipient de luxe utilisé pour conserver les cosmétiques.
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Les cavaliers nomades s’armaient généralement de courtes épées ou de poignards en bronze; toutefois, cet objet-ci offre un rare exemple de lame en fer fixée à un manche en or massif. L’ours dansant représenté sur le pommeau rond paraît se gaver de raisins, rendus en turquoise – un matériau disponible localement.
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Cet ornement de chevelure très élaboré figure un homme tenant deux créatures légendaires, dans une scène commune aux arts perse et sibérien de l’antiquité. L’homme revêt une tenue typique des nomades de l’Asie centrale, mais son front porte une marque de style indien et il est coiffé d’une couronne semblable à celle des rois de Perse.
Un échantillon des quelques 200 magnifiques trésors présentés dans l'exposition.