Membre actif du Ottawa Field Naturalists' Club
 a passion
pour le passé
qui animait T.W. Edwin Sowter semble avoir été
étroitement reliée à sa
participation aux activités du Ottawa
Field Naturalists' Club. Les principaux champs
d'intérêts du club,
lui-même intimement associé au Ottawa
Literary and Scientific Society, qui lui était
l'héritier du Ottawa Natural History Society et
du Bytown Mechanics Institute and Athenaeum,
étaient centrées sur la géologie et la botanique.
En effet, parmi ses membres
les plus actifs on retrouve des chercheurs très respectés
dans ces domaines et,
pour cause, plusieurs étaient membres de la Commission
géologique du Canada. Un
membre du club, l'éminent géologue Henri-Marc Ami,
seulement deux ans plus âgé
que T.W.E. Sowter, a éventuellement effectué des
recherches archéologiques sur
le Paléolithique et le Néolithique du sud de la France.
Monsieur Sowter posa sa candidature comme membre du Ottawa
Field Naturalists' Club
et fut accepté le 30 mars, 1881.
On peut bien
se
douter que le jeune
Sowter s'impliqua sans tarder aux
activités du club. En mars 1886, il est nommé responsable
de la branche
géologique. De tels
responsables aidaient
à
organiser le contenu géologique des randonnées et
interprétaient diverss
éléments lors
des excursions: "The duties of these leaders consist not only in taking
charge of working parties at the excursions and sub-excursions held
during the
season, and in preparing the reports of the several branches, but also
in
assisting any person who desires to take up work in any branch"
(Bibliothèque et Archives Canada, R5475-0-0-E). En
1899 Sowter, avec H.B. Small et J. Ballantyne, fut
nommé responsable de la section d'archéologie lors de sa
création. Il faut,
cependant, souligner que le club s'était intéressé
à l'archéologie avant cette
date. En effet, en 1883, lors d'une excursion à Casselman
(village situé à
l'est d'Ottawa), un site archéologique qui s'y trouve fut
l'objet d'une
attention particulière (une brève note publiée le
23 juin, 1883 dans The Citizen décrit
l'événement) et on
exposa ce qu’on y avait ramassé lors de la réunion
mensuelle du 17 janvier,
1884 où “Specimens of Indian pottery found at Casselman were
exhibited in
connection with the report. The
night being very stormy the attendance was smaller than it would
otherwise have
been, but about 30-40 persons were present”.
En plus
d'excursions,
le club parrainait des conférences publiques animées par
des scientifiques.
Sowter, à la suite de périodes de recherches sur le
terrain, était souvent un
conférencier du club. Voici les titres de quelques-unes de ces
conférences:
21 février, 1899 “The Archaeology of Lake
Deschenes”
6 mars, 1900 “Traditional History of some of the Indian inhabitants
of the vicinity of Lake Des Chênes”
26 février, 1901 “Prehistoric Camping Grounds along the Ottawa
River"
Concernant la
dernière conférence, voici ce qu'en disait le Ottawa
Citizen le jour suivant la présentation:
"Mr. Sowter pointed out that sufficient evidence had
been advanced
to prove beyond a doubt that the Deschenes Lake vicinity had at one
time
been an Indian camping ground. Indian relicts in the form of
flint
arrowheads, stone tomahawks and various instruments and articles of
pottery
had been found in this locality. Similar evidences of the
presence
of the redman had been found at Tetreauville and at other points above
Aylmer. This paper brought forth considerable comment and was the
subject of some discussion."
À en
juger par les
titres des conférences, il semble évident que Edwin
Sowter se servait de ses
conférences pour raffiner ses idées concernant ses
interprétations
archéologiques pour éventuellement les présenter
sous forme d'articles (suivez
ce lien pour voir la liste de ses
publications). En effet,
deux des
titres des conférences sont aussi les titres d'articles
publiés subséquemment.
On ne peut que présumer que les discussions qui suivirent les
présentations
orales ainsi que les commentaires reçus des savants dans
l'assistance
nourrirent le processus de révisions des manuscrits. Sowter
pouvait par la
suite publier ses articles sachant qu'ils avaient déjà
subi un examen
critique. À au moins une occasion, Monsieur Sowter
solicita l'opinion de
spécialistes de l'extérieur, en l'occurence Monsieur
David Boyle, du Musée provincial
de l'Ontario (suivez ce lien pour lire sa lettre de 1908).
Sans aucun
doute le
plus grand moment pour Sowter comme membre du club eu lieu lors de
l'excursion
générale no.2 de 1899 qui se déroula à
Queen's Park, dans son village natal de
Aylmer. Là, Monsieur Sowter eut le plaisir de partager avec ses
collègues,
associés et amis, les richesses qu'il avait découvertes
sur les rives de
l'Outaouais, tout près de chez-lui. Deux photos, prises par
H.-M. Ami,
survécurent cette fête de la St.Jean-Baptiste (le 24 juin)
de 1899. Dans la
première, nous apercevons T.W. Edwin Sowter accroupi près
de la rive de la
rivière des Outaouais, quelque part à Aylmer, en train
d'examiner les couches de
pierres sédimentaires exposées par l'action des vagues du
lac Deschênes.
Serait-ce ici qu'il avait trouvé des objets décrits dans
sa première
publication archéologique: Notes on the
Antiquities of Lake Deschênes en 1895?:
"Narcisse Noël of Aylmer, in company with the
writer,
also found some imperfect arrow-heads at this place, which appear to
have
been rejected by the ancient workmen. For about 100 yards along
the
shore, between high and low water mark, the rocks are littered with
chips
and shreds of black flint, which are also washed out of the gravel at
high
water mark after heavy rains."
Sur la
seconde photo,
encore de H.-M. Ami, nous apercevons un jeune homme qui tient un objet
assez
volumineux qui pourrait être presque n'importe quoi, y inclus un
crâne humain.
Il se tient sur la pente érodée et raide devant le phare
de l'île Lighthouse.
C'est ici que H.-M. Ami, le même jour que l'excursion du Ottawa Field Naturalists' Club (du moins, c'est la date
inscrite
sur un bout de papier bruni qui accompagne des restes humains provenant
de
l'île Lighthouse et présentement dans les collections du
Musée canadien des
civilisations) recueillit des restes humains, dont plusieurs
étaient colorés
d'ocre rouge. Les écrits de T.W. Edwin Sowter ont
documenté le cimetière ancien
qui se trouvait sur cette île, tant dans sa publication de 1895
que dans des
articles subséquent (voir Algonkin and
Huron Occupation of the Ottawa Valley, 1909 par exemple):
"Some years ago a quantity of human bones was found
buried
in the sand on the Lighthouse Island just above Aylmer, which the late
Dr. C. M. Church, to whom they were presented, regarded as typical of
the
North American Indian."
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Dans les
collections
du Musée canadien des civilisations, il y a des restes humains
qui proviennent
de l'île Aylmer, aussi connue sous le nom de l'île
Lighthouse. Deux vieilles
étiquettes, rédigées à la main, fournissent
les données de base pour les restes
osseux. Une de celles-ci donne le 24 juin, 1899 comme la date de
cueillette de
la collection, soit le même jour que l'excursion
générale no.2 du O.F.N.C. |
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