Créatures célestes
Les faits derrière la fiction
Aussi fantaisistes que soient les créatures célestes, plusieurs ont des origines dans le monde naturel. Une erreur d’identification, la spéculation, la peur ou l’exagération peuvent, à la suite d’une rencontre étrange, inspirer des récits à ceux qui tentent de donner un sens au monde qui les entoure.
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L’idée d’un oiseau colossal descendant en piqué pour s’emparer de gros animaux ou même d’humains n’est pas si exagérée. Imaginez un oiseau plus imposant qu’un aigle, une chouette ou un faucon s’emparant de sa proie. Le roc s’inspirait vraisemblablement d’un véritable oiseau, l’aepyornis, qui habitait jadis l’île de Madagascar. Bien qu’il était trop lourd pour voler et ne pouvait certainement pas soulever un éléphant, il mesurait plus de 3 m (10 pi) et pondait les plus gros œufs à avoir existé de par le monde. Les marins européens ont peut-être même pensé que les immenses oiseaux qu’ils voyaient étaient les oisillons d’oiseaux encore plus imposants et dangereux.
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Le gros oiseau des légendes maories était probablement un aigle de Haast, un puissant prédateur qui, contrairement à l’aepyornis, pouvait non seulement voler, mais aussi attaquer à une vitesse de 80 km/h (50 mph). Ironiquement, sa principale proie était un autre oiseau géant, le moa, qui ne pouvait voler et était jusqu’à 15 fois plus lourd qu’un aigle. Tant l’aepyornis que l’aigle de Haast se sont éteints vers les années 1500 – soit suffisamment récemment pour avoir été aperçus par nos ancêtres.
Créatures légendaires – Dragons, licornes et sirène
est organisée par l’American Museum of Natural History de New York (www.amnh.org), en collaboration avec
le Field Museum, Chicago, le Musée canadien des civilisations, Gatineau, l’Australian National Maritime Museum, Sydney,
et le Fernbank Museum of Natural History, Atlanta.
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