Mère Teresa (1914-1997)
Agnes Gonxha Bojaxhiu, mère Teresa en religion, est une religieuse d’origine albanaise née à Skopje, en Macédoine. Elle fonde à Kolkata, en Inde, la Congrégation des missionnaires de la Charité. Cette communauté est aujourd’hui implantée sur tous les continents. Dévouée auprès des plus démunis, mère Teresa, femme à la volonté de fer, devient une icône mondiale, aussi célèbre et adulée que le pape lui-même. Elle reçoit le prix Nobel de la paix en 1979. Le gouvernement indien lui réserve des funérailles nationales. Mère Teresa est béatifiée cinq ans après sa mort.

© Michel Setboun/CORBIS vers 1980
Frère André (1845-1937)
Le frère André est né Alfred Bessette au sein d’une famille pauvre du Québec en 1845. Il consacre sa vie à propager autour de lui le culte de saint Joseph et à réconforter les gens de condition modeste. Il laisse en héritage l’un des grands sanctuaires catholiques du monde, l’oratoire Saint-Joseph, situé à Montréal.
Homme simple et peu instruit, animé d’une grande ferveur religieuse, le frère André travaillera pratiquement toute sa vie comme portier dans un collège. Bien qu’il soit l’un des membres les plus humbles de sa congrégation, son don de guérison attire des milliers de personnes. En 1904, des sympathisants du frère André font des dons d’argent et prêtent main-forte pour construire une petite chapelle dédiée à saint Joseph. L’oratoire Saint-Joseph, érigé autour de la chapelle, demeure aujourd’hui un important lieu de pèlerinage. Le frère André meurt à Montréal le 6 janvier 1937 et est canonisé (déclaré saint) le 17 octobre 2010.

© L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal
Le chaman Awa (Aua) (vers 1872- ?)
Awa, chaman (angakkuq) inuit, vivait à Igloolik, au Nunavut. Sa renommée s’est étendue au-delà de son peuple, en partie grâce aux témoignages de l’ethnographe danois Knud Rasmussen, qui a visité la région et le camp d’Awa au début des années 1920. Dans un de ses journaux datant de 1922, Rasmussen cite Awa ainsi : « Nous croyons que les gens heureux ne devraient pas se préoccuper des choses cachées. Penser trop offense nos esprits. » On reconnaissait à Awa le pouvoir de visiter d’autres camps par l’intermédiaire de son esprit.

© National Museum of Denmark
Billy Graham (1918- )
Originaire de la Caroline du Nord, William Franklin Graham, dit Billy Graham, est un pasteur protestant baptiste. Il développe un style de prédication personnel, simple, persuasif et passionné qui lui assure un énorme succès. Son coup de génie est la découverte de la puissance des médias de masse modernes : la radio dès les années 1940, puis la télévision. Billy Graham possède plusieurs chaînes de télévision et rassemble plus de 30 millions de téléspectateurs les dimanches. Ses « croisades », notamment celle du Madison Square Garden à New York, en 1957, le propulsent sur la scène nationale. Depuis, ses grandes messes télévisées, ses tournées et ses conférences en font le principal représentant d’une véritable sous-culture évangélique qui pèse d’un poids croissant sur la vie politique américaine.

© Alan Levenson/CORBIS 1983
Ayatollah Khomeiny (1902-1989)
L’Iranien Ruhollah Khomeiny fut à la fois un chef religieux dans la hiérarchie chiite, un théologien réputé et un dirigeant politique. Son ascendant sur les foules était dû autant à sa position officielle qu’à son charisme personnel. Pour ses dévots, son titre d’ayatollah invoque l’autorité absolue de l’imam. Principal opposant aux réformes du schah, exilé en Irak puis en France, il triomphe en février 1979, lors de la révolution qui porte souvent son nom. La République islamique d’Iran qu’il fonde, dont il est le chef spirituel et politique suprême jusqu’à sa mort, est une théocratie comprenant des éléments démocratiques. De son vivant, un véritable culte se développe autour de sa personne.

© Michel Setboun/CORBIS 1979
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