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Glossaire
Dictaphone S'inspirant du phonographe inventé par Thomas Alva Edison, le Dictaphone est un appareil qui reproduit les sons au moyen de vibrations. Un cadre (généralement un homme) dictait le texte d'une lettre ou d'un autre document au moyen d'un tube transmettant la voix. Les vibrations de sa voix mettaient en mouvement une aiguille qui traçait des sillons sur un cylindre de métal. La dactylo insérait alors le cylindre dans le Dictaphone, qui fonctionnait au moyen de piles. Des vibrations sonores étaient produites lorsqu'une aiguille suivait le sillon en spirale du cylindre qui tournait. Puis les vibrations étaient amplifiées au moyen d'écouteurs que portait la dactylo. Cette machine sonna le glas de la sténographie.
Domestiques Les domestiques travaillaient pour des particuliers fortunés qui pouvaient se permettre d'embaucher du personnel pour nettoyer, cuisiner et s'occuper de leurs besoins personnels. Ces serviteurs habitaient généralement dans la maison de leur employeur, mais certains, par exemple les blanchisseuses, venaient seulement pour la journée. En 1901, le service domestique était presque totalement un travail féminin, et on y trouvait plus de femmes que dans toute autre occupation.
Salaire-subsistance Il s'agit du salaire annuel permettant à une personne de vivre de façon autonome. Ce salaire-subsistance était une question cruciale pour les femmes. Le type d'emplois qui leur était réservé et les différences entre les salaires accordés aux hommes et aux femmes signifiaient souvent que les jeunes femmes ne pouvaient se permettre d'habiter ailleurs que chez leurs parents. Le problème était encore plus grave pour les veuves, les femmes dont le mari ne pouvait ou ne voulait pas assurer la subsistance, et les femmes qui demeuraient célibataires après avoir atteint depuis longtemps l'âge adulte. On estimait à l'époque qu'une femme pouvait subvenir à ses besoins avec un salaire de 9 à 12 $ par mois, soit au moins 100 $ par année. Ce salaire couvrait son alimentation (30 %), son logement (20 %), ses vêtements (15 %), l'éclairage, le chauffage et les autres dépenses ménagères (10 %), l'instruction, le médecin (il n'y avait pas d'assurance-maladie), le dentiste, ses déplacements, ses loisirs et ses dons à son église et ses dons de charité (15 %). Les sténographes/dactylos débutantes recevaient un salaire de 5 à 7 $ par mois. Il est évident que les jeunes femmes qui commençaient à travailler devaient habiter chez leurs parents. Les sténographes d'expérience recevaient de 12 à 18 $, salaire leur permettant de subsister, mais tout de même assez médiocre.
Sténographie Manière d'écrire rapidement en substituant des signes ou des abréviations à des lettres, des mots ou des phrases. Une sténographe écrivait en sténographie la lettre ou un autre document dicté par son patron. Elle dactylographiait ensuite ce document à partir de ses notes sténographiées, puis le faisait signer.
Télégraphe Le télégraphe permet la transmission électronique de messages sur une longue distance au moyen de vibrations sur une ligne. Il a été inventé dans les années 1860, mais ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que le public a eu accès à cette technologie.
Machine à écrire Machine permettant d'écrire des caractères semblables aux caractères d'imprimerie. La dactylo, également appelée dactylographe au début du XXe siècle, pressait les touches du clavier portant chacune une lettre. Ces touches allaient frapper un ruban encreur de façon à laisser une empreinte sur le papier.
Mots à la minute Dans les compétitions de dactylographie, le nombre de mots à la minute était basé sur cinq frappes moins dix mots, soit 50 frappes, pour les erreurs. En plus des fautes d'orthographe, on considérait comme une erreur une lettre incomplète, ou des marges inégales. La difficulté du texte à taper pouvait également influencer le nombre de mots par minute.
Références
Ouvrages
BLIVEN, Bruce, Jr. The Wonderful Writing Machine, New York, Random House, 1954.
DAVIES, Margery. W. Woman's Place is at the Typewriter: Office Work and Office Workers, 1870-1930, Philadelphie, Temple Press, 1982.
DEMSEY Hugh (comp.). « Confessions of a Calgary Stenographer », dans Alberta History, vol. 36, no 2 (printemps 1988), p. 1-15.
MacMURCHY, Marjorie. The Canadian Girl at Work: A Book of Vocational Guidance, Toronto, A.T. Wilgress, 1919.
SMITH, Harold, Fred JARRETT et Irma WRIGHT. Typewriting Technique, Toronto, McGraw-Hill, 1949.
STRONG-BOAG, Veronica. « The Girl of the New Day: Canadian Working Women in the 1920s », dans Labour/Le travailleur, 4 (1979), p. 131-164.
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