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Le XXe siècle sera celui du Canada Au début des années 1900, le Premier ministre sir Wilfrid Laurier a prédit avec assurance : « Tout comme le XIXe siècle a été le siècle des États-Unis, le XXe siècle sera celui du Canada. » La principale raison de son optimiste était l'augmentation de l'immigration dans l'Ouest. À l'époque où Laurier était Premier ministre (1896-1911), des centaines de milliers d'immigrants ont choisi de venir s'établir dans l'Ouest. Cette marée était attendue depuis longtemps.
L'Ouest et la Confédération À l'époque de la Confédération, en 1867, les Prairies - le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta actuels - ne faisaient pas partie de la nouvelle fédération canadienne. Ces territoires étaient propriété de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Ce vaste territoire séduisait cependant les Canadiens, dont le Premier ministre sir John A. Macdonald, pour un certain nombre de raisons.
Macdonald était persuadé que d'intégrer les Prairies au Canada empêcherait le puissant voisin du Canada, les États-Unis, de s'en emparer et d'y proclamer sa souveraineté. De plus, cela permettrait aux Canadiens de poursuivre leur rêve d'une nation allant de l'Atlantique au Pacifique. Mais plus important encore, cela donnerait au Canada la possibilité de remplir le territoire de pionniers qui développeraient la région et renforceraient l'économie du pays. Ces pionniers, on l'espérait, contribueraient à faire du Canada un leader mondial de la production agricole. Ils participeraient également au développement des affaires canadiennes en achetant des produits fabriqués par des entreprises de l'est du Canada.
Fort de ces objectifs, le Canada acheta le territoire en 1869, et en 1870 le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest (la Saskatchewan et l'Alberta d'aujourd'hui) furent officiellement rattachés à la Confédération. On commença aussitôt à chercher des gens pour remplir ce vaste territoire.
Avant 1870, la population des Prairies était peu élevée. Les fermes étaient rares et la majorité des denrées produites servaient à la subsistance des familles ou approvisionnaient les marchés locaux. Malgré les grandes étendues de terre disponibles, le gouvernement du Canada ne put toutes les ouvrir immédiatement aux nouveaux arrivants. D'abord, il lui fallait tenir compte des droits territoriaux des Autochtones habitant la région. Le gouvernement négocia des compensations pour ces terres par le biais d'un certain nombre de traités avec les Indiens signés entre 1871 et 1877. |