Coq, ©iStockphoto.com/narvikk | Vue de la Citadelle et des fortifications du cap Diamant à Québec (détail), vers 1785, James Peachy, Bibliothèque et Archives Canada, C-002029

Vie quotidienne

Communications

À l’ère de l’avion et de la voiture, il peut être difficile de s’imaginer ce qu’impliquaient les déplacements il y a 300 ans, avant l’invention du moteur à explosion, voire de la machine à vapeur. En Nouvelle-France, seule la force du vent et des courants, des animaux de trait, des jambes ou des bras maniant l’aviron, assurait le déplacement des personnes, des biens et de l’information.

Écritoire retrouvé sur le site de la seconde habitation de Champlain, 1624-1688

Écritoire retrouvé sur le site de la seconde habitation de Champlain, 1624-1688

Pour envoyer une lettre de Versailles à Détroit, par exemple, il faut d’abord l’acheminer, par cheval ou par carrosse, vers les ports de La Rochelle ou de Bordeaux. Suit la longue traversée transatlantique, à bord de bâtiments à voile. Arrivée à Québec, la missive est placée dans une embarcation plus petite ou, en hiver, un traîneau : aucun chemin carrossable ne relie la capitale et Montréal avant la fin des années 1730. En amont de Montréal, le canot devient le mode de transport privilégié lorsque le fleuve est libre de glaces.

Le texte qui suit présente les moyens et les réseaux de communication en Nouvelle-France. On y découvre de quelle façon on acheminait, à l’échelle du monde atlantique et du continent, les ordres royaux et les rapports des administrateurs de la colonie, la correspondance et les marchandises des hommes d’affaires, et les lettres personnelles des colons. À l’intérieur de la ville ou de la paroisse rurale, les cloches et les tambours, les déclamations, usages plus ou moins ritualisés, et le bouche à oreille assurent la transmission de l’information.