Description du projet | Biographie de Matthew Betts | Blogue du projet (en anglais seulement)
Description du projet
Depuis 2008, des chercheurs du Musée canadien des civilisations (MCC) passent au crible la côte sud de la Nouvelle-Écosse à la recherche d’amas de coquillages, des sites archéologiques particuliers. Il s’agit essentiellement d’anciens tas de déchets qui se sont formés où les Mi’kmaq préhistoriques ramassaient et consommaient intensivement des palourdes, des moules et des huîtres. Les amas de coquillages sont importants parce que le carbonate de calcium des coquilles contribue à la préservation de restes organiques, tels que les os d’animaux et les bois de cervidés, qui se dissolvent normalement dans les sols acides des Maritimes. Avec les outils en pierre, les poteries, les foyers et les vestiges d’habitations trouvés dans les amas et autour, ces dépôts offrent une possibilité incomparable d’en apprendre davantage sur la vie des Mi’kmaq qui ont habité la côte dans des temps anciens.
![]() Andrea Thompson, aide-archéologue, fouille un amas de coquillages à Port Joli (Nouvelle-Écosse). |
![]() Fouille d’un amas de coquillages à Port Joli (Nouvelle-Écosse) |
Le Projet d’archéologie E’se’get vise à éclaircir le lien complexe qui existait entre les Mi’kmaq anciens et l’écosystème marin, ainsi que l’évolution de ce lien sur une période de 1500 ans qui s’étend jusqu’à il y a 500 ans (e’se’get est un mot mi’kmaq qui signifie « ramasser des palourdes »). Au cours des deux derniers étés, les archéologues qui participent au projet ont procédé à l’exploration, à la cartographie et au sondage de près d’une douzaine d’amas dans le havre de Port Joli, qui contient une des plus grandes concentrations d’amas de coquillages des Maritimes. En 2010, l’équipe retournera à Port Joli pour fouiller l’un des plus grands amas, situé dans le parc provincial Thomas Raddall.
![]() Vue de la plage du havre de Port L’Hebert, dans le comté de Queens (Nouvelle-Écosse) |
![]() Un tesson de poterie trouvé lors de fouilles de recherche en Nouvelle-Écosse |
Ce travail sur le terrain se fera en collaboration avec des Premières Nations, des étudiants et des collectivités locales, qui participeront au processus de recherche. Les fouilles, d’une durée de six semaines, procureront une formation sur le terrain à une douzaine d’étudiants de premier cycle qui font des études en archéologie à l’Université du Nouveau-Brunswick. Grâce à un partenariat avec la Première Nation Acadia, le projet offrira aussi un programme de formation en archéologie et un camp traditionnel pour des élèves mi’kmaq du secondaire, qui seront jumelés avec les étudiants de premier cycle. Des archéologues du Nova Scotia Museum et de la Mi’kmaq Rights Initiative participeront aussi aux fouilles et à la formation. Ce projet archéologique sera ouvert au public. Les habitants de la région, les touristes et les campeurs seront invités à observer les fouilles, à poser des questions et à faire l’expérience de recherches archéologiques rigoureuses.
![]() Des chercheurs observent un bébé phoque séparé de sa mère près de Port Joli (Nouvelle-Écosse). |
![]() Crâne de phoque placé dans un arbre près de l’emplacement d’un amas de coquillages |
Biographie de Matthew Betts
Matthew Betts est entré au MCC en 2007 en tant que conservateur de l’Archéologie des provinces de l’Atlantique. Il est né et a grandi dans le Canada atlantique, et il a obtenu une maîtrise ès sciences et un doctorat à l’Université de Toronto. Avant d’arriver au MCC, Matthew a occupé des postes de chercheur et de professeur à l’Idaho State University et à l’Université de Toronto. Sa spécialité technique est la zooarchéologie, l’étude des restes animaux de sites archéologiques. Matthew a publié des textes sur un vaste éventail de sujets, dont les méthodes de datation, l’archéologie historique, la méthode et la théorie archéologiques, et la subsistance des chasseurs-cueilleurs.
![]() Donnant sur le havre de Port Joli, sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse, le parc provincial Thomas Raddall est un paradis pour les amoureux de la nature. Il se trouve juste de l’autre côté du havre par rapport à l’annexe côtière du parc national Kejimkujik. |
Ses recherches actuelles portent sur les chasseurs-cueilleurs maritimes et leurs relations économiques et sociales complexes avec les animaux qu’ils exploitaient. Tout récemment, ses recherches se sont tournées vers la zooarchéologie de la conservation et l’utilisation des données archéologiques pour résoudre des problèmes urgents de durabilité écologique. Ses intérêts sont néanmoins nombreux, allant de la méthode et de la théorie archéologique aux techniques de datation, en passant par l’analyse statistique et les applications de l’informatique à l’archéologie. Par ailleurs, Matthew est chargé de l’entretien de la Canadian Archaeological Radiocarbon Database (CARD) and currently serves on the editorial board of the Journal of World Prehistory.
Politique de la Société du Musée canadien des civilisations sur ses blogues >











