Découverte archéologique dans les terrains organiques du Canada











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PARTIE UN - DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES DANS LES TERRAINS ORGANIQUES





Potentiel archéologique du terrain organique


La courte réponse à la question de savoir s’il y a un lien, au Canada, entre la population et les tourbières, telle que celui illustré dans l’exposition Le mystérieux peuple des tourbières est non. Il n’y a pas de parallèle canadien au culte de l’inhumation et du sacrifice humain qui a eu cours dans le nord-ouest de l’Europe pendant dix millénaires. Cependant, des artefacts (et même des restes humains) ont été découverts dans des dépôts tourbeux au Canada, et il existe la possibilité de découvertes futures dans de la tourbe et encore plus sous la tourbe, en particulier à Terre-Neuve et Labrador et au « nord du 60e ». Les archéologues au Canada ont rarement testé les terrains organiques, particulièrement s’ils sont saturés d’eau et s’ils sont situés au-dessous de la nappe phréatique. Mis à part les problèmes logistiques que représente l’échantillonnage du terrain organique, ces régions ont souvent été négligées parce qu’elles ont été classées dans la catégorie des zones « de faible potentiel » par les modèles de prévision. Par ailleurs, comme les milieux humides sont aujourd’hui généralement reconnus comme étant essentiels au cycle hydrologique, ils sont protégés contre bon nombre des répercussions de l’exploitation et sont donc fréquemment exemptés des contrôles de conformité archéologique parce qu’ils doivent demeurer intacts. Il est arrivé que des artefacts aient été découverts par accident au Canada dans le cadre d’activités commerciales d’extraction de la tourbe. Mais, contrairement au nord-ouest de l’Europe, l’incidence signalée est très faible, peut-être parce que l’activité commerciale traditionnelle est à faible échelle au Canada et que les activités modernes sont mécanisées et ainsi moins susceptibles de donner lieu à des découvertes accidentelles.


Comme Inglis (1976) le souligne, le coût global d’une fouille majeure d’un « site humide » est élevé en raison des difficultés que comporte la fouille et du processus de conservation qui est laborieux et nécessite beaucoup de temps. Quand cela est possible, l’on devrait employer des techniques de pré-fouille et de découverte telles que le prélèvement d’échantillons de carottes ou l’évaluation non invasive faisant appel au géoradar (radar servant au sondage du sol), au sonar et même aux méthodes d’imagerie par résonance magnétique (IRM).

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