Document préparé par
M. Victor Rabinovitch, président-directeur général,
Société du Musée canadien des civilisations,
avec l’aide de Stephen Alsford, gestionnaire du site Web
pour « Les musées entre le média et les attractions touristiques »
6e colloque mondial de l’Association Internationale des musées d’histoire
Lahti (Finlande), mai 2002
INTRODUCTION
Internet est un outil relativement récent qui se prête à l’exercice d’une fonction qui elle n’est pas nouvelle : la diffusion externe par les musées. Les musées diffusent à l’externe depuis des dizaines d’années, notamment par le biais d’expositions itinérantes, de publications, de programmes de sensibilisation et de conférences spécialisées. Pour joindre leurs publics éventuels, ils puisent à une foule de supports, dont les quotidiens, les revues, la radio, la télévision, les salons professionnels et les foires touristiques. Internet s’ajoute à cette gamme d’outils - avec tous les défis et possibilités dont il est assorti. Je veux présenter la perspective canadienne sur ces défis et possibilités et voir comment ils pourraient influencer l’avenir des activités muséales.
Les Canadiens consultent Internet plus que tous les autres habitants de la planète. À cause de l’énormité du territoire et de l’éloignement de nombreuses collectivités rurales, la société canadienne a dû concevoir une infrastructure nationale de communication innovatrice, efficace et intensive, conjointement avec l’industrie et de front avec les politiques d’intérêt public qui doivent nécessairement être en place pour paver la voie à une telle infrastructure. L’organisme que je dirige, la Société du Musée canadien des civilisations (SMCC) 1, est le musée d’histoire humaine du Canada. La loi lui confie le mandat suivant : « d’accroître, dans l’ensemble du Canada et à l’étranger, l’intérêt, la connaissance, et la compréhension critique [...] des réalisations culturelles et des comportements de l’humanité ». Étant donné que le public visé est à la fois national et international et vu les limites propres à un organisme qui se trouve physiquement en un seul endroit, il est logique que la SMCC cherche à exploiter Internet dès les premiers balbutiements du Web.